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Hostile au style

Artefacts

Illustration : UnAutreLapin

J'ai des artefacts dans les veines et des nodules dans l'cœur. Les résidus d'un monde trop grand. Je respire l'air, le vent, la pluie. Toutes ces matières solidifiées au contact de mes pensées. Il y a comme un froissement, comme le craquement de l'eau qui glace et des brisures en mille morceaux. Comment l'air peut-il se casser ?
Je n'sais pas même de quoi je parle, d'où viennent ces mots qui s'anicrochent. Et peu importe, la vie n'est pâle que pour les morts et les idiots. Moi y'a des angles, des formes, des bruits qui s'entremêlent, j'crois qu'c'est la vie. Moi y'a des anges, des hommes, des cris, c'est la pagaille et je l'écris. Le monde s'effrite contre mon corps. J'y comprends rien, c'est pas la mort. Je tombe, m'irrite contre le sort pourtant je sais je n'y peux rien. On évoque souvent le néant pour oublier les incompris, on se pâme dans des mots trop grands mais aujourd'hui j'invoque la vie.

 

tags : Brisure, Incomprhénsion, Vie, Vitalité, Énergie

 

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Commentaires

coeur.de.sucre dit :

Une brise de mots découpés en un joli portrait. J'acquiesce et dis: c'est bon de lire ces mots en dentelles, mais je veux plus, je veux le patron et les morceaux échappés dans la corbeille.

le 29 Avr 2012
Cosinus dit :

C'est bref mais puissant d'impuissance.

J'ai une nette préférence pour le second paragraphe qui décrit bien ces bribes de vie insaisissables, cette sorte de non-sens de l'existence, la vie, la mort ? and so what ?!

le 29 Avr 2012