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Hostile au style

Dans le blanc de l'attente

Dans la pénombre, il y avait ce bras blanc
La lune de plastique du luminaire abscons
Les rideaux de lin aux deux grands yeux aveugles
Et le ronronnement des chiffres rouges et noirs
Ces nuits qui nous accablent, nous ressourcent, nous façonnent
Sont des perles d'albâtre tapies sous le regard
En haut de la conscience, là où le sommeil meurt
En attendant l'hiver du jour nouveau qui veille
Nue sous ma solitude, affamée par les rêves
J'attends
J'attends dans l'immobile que quatre murs s'estompent
Que la vie disparaisse le temps de quelques heures
Dehors, les chats sont verts dans les grandes boîtes noires
Et les fils électriques murmurent des mots d'amour
Ici, tout est fini en attendant demain
Qui déjà se rapproche sur la pointe des pieds
Flora Delalande


 

tags : Attente, Contemplation, Nuit, Paix

 

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Commentaires

UnAutreLapin dit :

Ce texte me plait par son côté inhabituel. "La nuit tous les chats sont gris". Bel aphorisme, qui se retrouve souvent, tellement souvent. Mais dans ton monde à toi, dans tes nuits, même les chats sont verts ^^
Il y a tellement de couleurs et de formes, on est loin du plafond blanc qui tend vers le noir.

le 27 Avr 2012