Une avant première !

Hostile au style

Entre les racines du chêne vert

Déchiré, tu as jailli du ciel

Elle marche, sans faillir
En ligne droite, loin des forêts
Elle s'éloigne, à jamais
Son âme ne se contente pas de luire

Elle hurle

Fermés ; son cœur, sa voix, ses bras

Son être entier, au-delà de la vision, est un cri
Un improbable tremblement
Un désespoir qui la guide sereinement
Elle se dissimule dans la brume, elle fuit

La vapeur évanescente de l'heure bleue
Dans le silence, les arbres respirent
Des siècles et des siècles, nul promeneur désireux
De s'aventurer à les découvrir

Mais le brouillard a libéré ce matin
Un papillon humain
Cette mince enfant femme, qui sait
Un miroir de naguère, une sombre pensée

Prisonnière de son regard blessé

Les arbres ont détaillé leur visiteuse
Puis chuchoté au vent
De lever la brume

Elle était terne, ton aimée
Sous le brouillard immaculé
Elle ne te voyait plus
Sous le lac
Ses larmes l'ont protégée

Elle s'est étendue
Sous les eaux

Entre les racines du chêne vert

Un rire a échoué
Un cri d'enfant a bondit

Ton aimée

 

tags : Amour, Brume, Desespoir, Femme, Fin, Fuite, Mort, Renouveau, Réincarnation, Séparation

 

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Commentaires

Flora dit :

Une évanescence désespérément bleutée et une étoile, là haut, l'espoir d'une rire sous la chrysalide. Très beau texte, il nous effleure comme la brume.

le 27 Mar 2010