Une avant première !

Hostile au style

Médusée

J'écorcherai mon cœur aux étoiles
Je l'étendrai entre nos mondes
Et je partirai sous mes voiles
Au gré des vents, au gré de l'onde
Mon corps diaphane sur l'eau diffuse
Les yeux fermés, la plaie ouverte
Mon cœur de femme sur la Méduse
Le poing serré, la main offerte
Mes ongles nus sur le miroir
Griffent le verre, sculptent le flot
Je m'abandonne à cet espoir
De te rejoindre sur mon radeau
Le vent se lève, le bois se brise
Le ciel s'arrache en trous béants
Toute une vie à la dérive
Arriverai-je jamais à temps ?
Flora Delalande


 

tags : Attente, Dérive, Mer

 

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Commentaires

Lune dit :

Très beau! On est entrainés par le premier et le dernier couplet surtout...

le 23 Déc 2009
Jost Vincent dit :

C'est en effet un bien beau poème.
Je vous recommande de faire attention aux sons, à la prononciation.

Exemple, votre dernier vers

Arriverai-je jamais à temps ?

le " je jamais " ne va pas. Il faudrait épurer et peut être sacrifier le jamais ou alors le remplacer par un jour

Arriverai-je à temps ?

Arriverai-je un jour à temps ?

Mais sans aucun doute, vous êtes en poésie, restez donc avec nous le plus longtemps possible.

à bientôt sur d'autres vers

le 05 Jan 2010
Richard Gehenot dit :

Je suis médusé... bravo...

le 06 Jan 2010
Léo Somba dit :

Justement je trouve que ça sonne juste.
J'aime bien "arriverai-je jamais à temps"...

le 06 Jan 2010
Ali Barkaï dit :

Moi, je le trouve fantastique. Je vois une naufragée, sur un radeau, et le paysage, celui de la mer, qui change, de nuit, la tempête qui arrive, et même sous l'eau, très beau.
Arriverai-je jamais à temps?
J'aime aussi.

le 07 Jan 2010
Baradon dit :

Un coeur à la dérive. La rythmique est particulièrement agréable à la récitation de ce poème.

le 06 Déc 2017