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Hostile au style

Perdue, à l'infini

Ta vision s'estompe.
Je pense à toi.
Tu parcours le monde mais c'est en toi que le voyage est le plus éprouvant. Au creux de tes entrailles les virages du passé sont terrifiants d'oubli. Tu cherches la lueur des origines, mais tu es perdue.
Perdue, à l'infini.
La terre ocre t'appelle. Tu aimerais y plonger les mains. Ces belles mains étouffées de bitume. Ton regard ne cherche plus à comprendre, las d'hier et d'aujourd'hui. Tu as perdu tes prunelles.
Perdues, à l'infini.
La digue n'est plus qu'un vestige. Tu es brisée. Quelles traces suis-tu ? Patiemment, tu as tourné le dos à la trouée dans le ciel, édifié une allure de guerrière. A l'aube, tu franchiras le gué, blessée et perdue.
Perdue, à l'infini.
Le jour où tu échoueras sur les vertes prairies, sera-t-il celui de ta mort ? L'embrasement te conduiras-t-il au pays lointain où je ne te percevrais plus ? Il te faut trouver la souche de l'arbre qui t'a porté jusqu'ici, la genèse de ta lignée, la source de ton être.
Retrouvée, à l'infini.
Ta vision s'estompe.
Je pense à toi.
Thindòmiell


 

tags : Déchéance, Espoir, Mort, Perte

 

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